Une défection présumée au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) suscite des interrogations sur la sécurité des positions militaires dans le Sud-Kivu.
Un officier du grade de capitaine, identifié sous le nom de Mahoro Gansinzira, alias « Alpha-Zulu », aurait quitté les rangs de l’armée congolaise avec plusieurs militaires et un arsenal de guerre pour rejoindre le mouvement FRN-AFC-M23, selon des informations communiquées par des Wazalendo.
D’après cette source, l’officier concerné commandait une unité dénommée ANACONDA/GUÉPARDS, relevant du Major Diamant. Sa défection présumée intervient dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par les affrontements et les rivalités armées dans plusieurs zones du Sud-Kivu.
La cellule de communication des Wazalendo avance également de graves accusations à l’encontre de cet officier. Elle affirme qu’au cours de son service au sein des FARDC, celui-ci aurait notamment organisé une embuscade visant des combattants Wazalendo ainsi que des militaires de l’armée régulière dans le secteur de Nzibira.
La même source le soupçonne d’avoir transmis des informations opérationnelles sur les dispositifs et les mouvements des FARDC à des acteurs qu’elle présente comme ses alliés rwandais. Selon ces accusations, cette fuite présumée de renseignements aurait compromis plusieurs opérations militaires menées sur cet axe.
Des inquiétudes sur la sécurité des positions militaires
Toujours selon la communication des Wazalendo, deux jeeps appartenant, d’après leur version, au camp adverse auraient été déployées pour faciliter l’exfiltration de l’officier lors de sa défection présumée.
Les inquiétudes portent également sur la nature des informations que l’intéressé serait susceptible de détenir. La source affirme qu’il connaîtrait les emplacements de certaines positions des FARDC et des Wazalendo, ainsi que des codes opérationnels et des procédures de communication, notamment téléphoniques et techniques.
Si ces éléments étaient confirmés, ils pourraient soulever d’importantes préoccupations en matière de sécurité opérationnelle pour les forces engagées dans cette zone. Toutefois, la nature exacte de l’arsenal emporté, le nombre de militaires concernés et les circonstances précises de cette défection présumée restent à établir.
Une information encore à vérifier
À ce stade, aucune confirmation indépendante de cette défection présumée n’est disponible. Les circonstances du départ de l’officier, son éventuelle destination, l’identité des militaires qui l’auraient accompagné ainsi que la quantité et la nature des armes emportées n’ont pas été établies de manière indépendante.
Aucune réaction officielle des FARDC ni du mouvement mis en cause n’est rapportée dans les informations disponibles au moment de la rédaction de cet article.
Dans l’attente d’éventuelles précisions, cette affaire appelle à la prudence, notamment face à la gravité des accusations de trahison, de transmission de renseignements militaires et de défection formulées par la source.
Ilunga Mubidi Oscar
