Deux étudiants originaires du territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, ont été tués par balles le mercredi 21 octobre 2026 par des hommes armés sur l’axe routier Bukavu-Hombo.
Les deux victimes, qui se rendaient à Kisangani pour poursuivre leurs études, ont été fauchées en plein déplacement, alors qu’elles tentaient de trouver une solution à l’interruption de leur parcours académique.
Le drame concerne Socrate Masomo Nguba, étudiant en deuxième année de licence (L2) en droit, et son grand frère, Vainqueur, présenté dans les premières informations comme étudiant en médecine.
Radio Moto rapporte que les deux jeunes hommes étaient inscrits à l’Université de Goma et qu’ils ont perdu la vie à quelques mètres de Hombo, dans des circonstances qui suscitent de vives préoccupations sur la sécurité des voyageurs dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon les informations rapportées par Radio Moto, les deux étudiants avaient entrepris le déplacement vers Kisangani afin de poursuivre leur formation, à la suite de la suspension des activités académiques dans les établissements universitaires publics de Goma et de Bukavu, sur décision du ministère de tutelle.
Leur voyage, qui devait leur permettre de préserver leur avenir universitaire, s’est ainsi transformé en tragédie.
Une famille et la communauté estudiantine en deuil
La disparition brutale de ces deux frères plonge leurs proches, leurs camarades et la communauté estudiantine de Walikale dans la consternation.
Dans un communiqué rendu public le jeudi 22 octobre, la communauté estudiantine de Walikale a confirmé le décès de ses membres, exprimant sa profonde douleur face à cette perte.
Cette structure estudiantine déplore la mort de deux jeunes présentés comme pleins d’avenir et de détermination, tout en adressant ses condoléances aux familles biologiques, aux proches et à toutes les personnes affectées par ce drame.
Le décès de ces étudiants remet également en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes du Nord-Kivu, contraints de rechercher des possibilités de formation ailleurs en raison de la situation sécuritaire et des perturbations du fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur.
La sécurité des voyageurs de nouveau préoccupante
Cet assassinat relance les inquiétudes autour de la sécurité sur les axes routiers de l’est de la RDC, où les déplacements peuvent exposer les civils à de multiples risques.
Pour les étudiants, commerçants, familles et autres voyageurs, la possibilité de circuler en sécurité demeure une préoccupation majeure dans une région marquée par les violences armées et les déplacements de populations.
Le meurtre des deux étudiants pose ainsi la question de la protection des civils, particulièrement des jeunes dont les déplacements sont motivés par la recherche de l’éducation et de meilleures perspectives d’avenir.
Les circonstances précises de cette attaque, notamment l’identité des assaillants, leurs motivations et le déroulement exact des faits, restent à établir sur la base d’informations complémentaires et de sources sécuritaires fiables.
Une suspension des cours aux lourdes conséquences pour les étudiants
Au-delà de l’émotion provoquée par ce double meurtre, le drame intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les étudiants de Goma et de Bukavu.
La suspension des activités académiques dans les établissements concernés bouleverse les calendriers universitaires et place certains apprenants devant un choix difficile : attendre une éventuelle reprise des cours ou chercher à poursuivre leur formation dans d’autres villes du pays.
Pour ceux qui envisagent un déplacement vers des centres universitaires plus éloignés, les frais de transport, les conditions d’hébergement et les risques liés à l’insécurité constituent autant d’obstacles.
La mort de Socrate et de son grand frère Vainqueur donne une dimension particulièrement tragique à cette situation.
Alors qu’ils cherchaient à poursuivre leurs études à Kisangani, leur projet s’est arrêté sur la route.
Muller Mundeke Kalonji à Beni
