Le groupe Maï-Maï Wazalendo Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) a lancé, ce lundi 13 juillet 2026, une vive alerte à l’endroit des autorités congolaises.
Dans une déclaration signée par son porte-parole militaire, Héritier Ndangendange, le mouvement exprime son profond mécontentement face à ce qu’il qualifie de dysfonctionnements dans la prise en charge des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), tout en appelant le gouvernement à agir rapidement.
Selon l’annonce, l’APCLS affirme être préoccupée par ce qu’elle considère comme une absence de stratégie gouvernementale face à la menace grandissante des drones utilisés par les groupes armés ennemis. Le mouvement estime que cette situation expose davantage les combattants engagés sur les lignes de front dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Le groupe dénonce également les conditions de vie difficiles de ses combattants, affirmant que plusieurs d’entre eux combattent depuis plus de huit mois sans bénéficier de rations alimentaires suffisantes, de médicaments ou d’une assistance adéquate, alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Dans sa déclaration, l’APCLS formule aussi des accusations de favoritisme et de gestion discriminatoire des ressources destinées aux Wazalendo. Le mouvement met en cause deux personnalités politiques, les honorables Ndaishimiye et Foka-Mike, qu’il accuse d’influencer la répartition des fonds destinés aux combattants selon des critères subjectifs et non équitables.
L’APCLS affirme en outre que des ressources financières auraient été remises par le Haut représentant du Président de la République pour soutenir les Wazalendo, mais soutient que leur gestion manquerait de transparence. L’APCLS appelle ainsi les autorités compétentes à garantir une utilisation responsable et équitable des fonds publics.

Par ailleurs, le groupe dit être préoccupé par la situation des combattants blessés, des familles des éléments tombés au front ainsi que des survivants, qu’il estime insuffisamment pris en charge. Il précise toutefois que cette sortie médiatique ne vise pas à remettre en cause les institutions de la République, mais constitue plutôt une alerte destinée à attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées sur le terrain.
L’APCLS réclame également des éclaircissements sur l’institution officiellement chargée de la coordination et de la gestion des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), estimant que cette question demeure floue malgré l’engagement des groupes d’autodéfense aux côtés des forces régulières.
Le mouvement demande la libération de certains de ses combattants, présentés comme des éléments ayant réussi à s’échapper des zones contrôlées par l’ennemi dans le but de rejoindre leurs compagnons d’armes.
Malgré ses critiques, l’APCLS conclut son message en adressant un message d’encouragement au Président Félix Tshisekedi, auquel le mouvement souhaite « force et courage » dans la conduite de la nation.
Muller Mundeke Kalonji à Beni
