Une vive inquiétude a régné dans la ville de Goma ce dimanche 17 mai 2026 après l’apparition de premiers cas suspects liés au virus Ebola, provoquant un climat de tension et de forte psychose au sein de la population.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs habitants ont constaté la fermeture temporaire des postes frontaliers entre la République démocratique du Congo et le Rwanda au niveau de la grande barrière dite « La Corniche » ainsi que de la petite barrière reliant Goma à la ville rwandaise de Gisenyi.
Ces points de passage, situés dans une zone actuellement sous contrôle de l’AFC/M23, ont été fermés de manière préventive afin de limiter les mouvements transfrontaliers face à la menace sanitaire.
Une population gagnée par la peur
Dans plusieurs quartiers de Goma, la nouvelle s’est rapidement propagée, entraînant de nombreuses réactions d’inquiétude parmi les habitants. Certains craignent une résurgence de l’épidémie d’Ebola qui avait déjà durement frappé l’Est de la RDC ces dernières années.
Des témoignages recueillis dans la ville font état d’une montée de la peur, notamment autour des lieux publics, des structures sanitaires et des zones proches des frontières. Plusieurs familles disent suivre de près l’évolution de la situation, redoutant de nouvelles restrictions sanitaires ou des mesures de confinement.
Le ministre de la Santé dépêché à Bunia
Pendant ce temps, le gouvernement congolais tente de rassurer l’opinion publique. Le ministre national de la Santé, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, est arrivé ce dimanche à Bunia, province où les premiers cas ont été signalés.
Sa mission consiste notamment à coordonner la riposte sanitaire, évaluer la situation sur le terrain et renforcer les dispositifs de surveillance épidémiologique dans les zones affectées.
Deux cas suspects signalés à Goma
Selon les informations relayées par le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale à Kinshasa, l’un des cas suspects recensés à Goma concernerait « la femme d’un homme décédé du virus Ebola à Bunia, qui a rejoint Goma après le décès de son mari ».
Cette révélation a davantage renforcé les inquiétudes dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, déjà confrontée à une situation sécuritaire et humanitaire particulièrement fragile. Aux dernières nouvelles, un cas est déjà confirmé.
Les autorités appelées à communiquer rapidement
Face aux nombreuses rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, plusieurs observateurs appellent les autorités sanitaires à communiquer régulièrement afin d’éviter la désinformation et la panique au sein de la population.
Muller Mundeke Kalonji
