La Banque Centrale du Congo (BCC) a rendu publique, ce lundi 24 novembre 2025, la mise à jour officielle des taux de change applicables sur l’ensemble du territoire national.
Sans surprise, le marché congolais enregistre une nouvelle stabilité du dollar américain dans les chiffres, mais une stabilité qui traduit plutôt la persistance de la dépréciation du franc congolais (CDF), fragilisé depuis plusieurs semaines.
Un taux inchangé, une pression toujours visible
Selon les données officielles publiées par la BCC, le dollar demeure coté à 2 211,8923 CDF pour 1 USD, soit le même taux que celui communiqué le samedi 22 novembre. Cette situation confirme une appréciation constante du billet vert sur le marché congolais, soutenue par la forte demande en devises et une offre encore limitée dans les circuits formels.
La Banque Centrale indique que ce taux servira de référence obligatoire jusqu’au lundi 24 novembre 2025 pour les banques commerciales et les bureaux de change agréés.
Cours bancaires : écart entre achat et vente
Dans son communiqué, la BCC précise également les cours indicatifs moyens pratiqués par les institutions financières : Type de cours Valeur (CDF) Cours acheteur moyen 2 167,6544 CDF Cours vendeur moyen 2 256,1301 CDF
Ces variations sont liées au principe du marché libre, où l’offre et la demande influencent le niveau réel des transactions.
Appel à la vigilance du public
Face à la multiplication des rumeurs et des spéculations autour de la hausse du dollar, la Banque Centrale du Congo invite la population à s’appuyer uniquement sur les chiffres officiels. Elle rappelle que :
- Les taux publiés sont indicatifs, destinés à servir de référence.
- Les opérations de change doivent rester proches de ces valeurs.
- Les banques commerciales et les bureaux agréés doivent respecter les marges tolérées.
La BCC encourage donc les citoyens à vérifier les taux annoncés par les médias et les opérateurs de change afin d’éviter les abus dans les transactions.
Un enjeu majeur pour l’économie congolaise
La persistance d’un dollar fort face au franc congolais continue d’exercer une pression sur les prix des biens importés, notamment les produits alimentaires, pharmaceutiques et pétroliers. À court terme, les économistes estiment que la stabilisation durable dépendra d’un renforcement de l’offre en devises, notamment via l’augmentation des exportations et la bonne gestion des réserves nationales.
En attendant, le billet vert reste le baromètre de l’économie congolaise, révélant une fois de plus la vulnérabilité structurelle du franc face à la dynamique des marchés internationaux.
Muller Mundeke Kalonji
