De violents affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo et l’armée burundaise, aux rebelles du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), sont signalés depuis les premières heures de ce mardi 20 octobre 2026 dans les environs de Katogota, au Sud-Kivu.
La situation sécuritaire se dégrade également dans les secteurs de Luvungi et de Kamanyola, où des tirs d’armes lourdes ont provoqué la panique au sein de la population.
Selon des sources locales contactées par la rédaction de La VOIX DU KIVU dans la plaine de la Ruzizi, les combats se déroulent notamment dans les montagnes surplombant la localité de Katogota, située entre Kamanyola et Luvungi, dans une zone stratégique du Sud-Kivu.
Ces affrontements interviennent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires, alors que des alertes avaient déjà été lancées concernant les menaces pesant sur la ville d’Uvira.
La RN5 entre Bukavu et Uvira paralysée
Conséquence directe de la situation sécuritaire, la circulation sur la route nationale numéro 5 (RN5), reliant Bukavu à Uvira, a été suspendue, selon les informations recueillies auprès de sources locales.
Aucun bus, aucune moto ni aucun autre véhicule ne serait autorisé à poursuivre son trajet sur cet axe, d’après ces mêmes sources.
Cette interruption constitue une préoccupation majeure pour les voyageurs, les transporteurs et les opérateurs économiques qui dépendent de cette route pour leurs déplacements et leurs activités commerciales.
La RN5 représente en effet un axe important pour la mobilité des personnes et l’approvisionnement de plusieurs agglomérations du Sud-Kivu. Une fermeture prolongée pourrait compliquer les échanges commerciaux et perturber les déplacements des populations entre Bukavu, la plaine de la Ruzizi et Uvira.
Pour l’heure, aucune indication précise n’est disponible concernant la durée de cette suspension ni les conditions dans lesquelles la circulation pourrait reprendre.
Des tirs d’armes lourdes provoquent la panique à Kamanyola
La situation est également préoccupante dans les montagnes de Munanira, dans le groupement d’Itara-Luvungi, en territoire d’Uvira, où des tirs d’armes lourdes ont été entendus tôt dans la matinée de ce mardi.
Les détonations ont suscité un mouvement de panique dans la localité voisine de Kamanyola, située dans le territoire de Walungu, selon les informations provenant de la région.
Les habitants de ces zones restent ainsi confrontés à l’incertitude liée à l’évolution des combats et aux risques que représentent les affrontements dans les environs de leurs agglomérations.
À ce stade, aucune information vérifiée ne permet d’établir un bilan précis des éventuelles pertes humaines ou des dégâts matériels enregistrés depuis le début des hostilités.
Plusieurs écoles renvoient les élèves à la maison
Les répercussions de cette situation sécuritaire se font également ressentir dans le secteur de l’éducation.
Par mesure de précaution, plusieurs établissements scolaires de la zone, notamment à Luvungi, ont décidé de libérer les élèves et de les renvoyer chez eux après les informations faisant état de tirs dans les environs.
Cette décision vise à limiter l’exposition des enfants et du personnel éducatif aux risques liés aux affrontements.
La poursuite de l’instabilité pourrait entraîner de nouvelles perturbations des activités scolaires dans les localités concernées, si les conditions de sécurité ne permettent pas une reprise normale des cours.
Les FARDC et leurs alliés face aux rebelles du FRN
D’après des sources locales, les affrontements opposeraient les FARDC, soutenues par les combattants Wazalendo et l’armée burundaise, aux éléments rebelles présentés comme appartenant à la coalition FRN-M23/ARC.
Toutefois, les circonstances exactes du déclenchement des combats, les positions respectives des forces en présence et l’évolution des opérations sur le terrain restent à préciser.
Aucun communiqué officiel des autorités militaires ou administratives n’avait encore été rendu public au moment de la rédaction de cet article.
Une situation à suivre de près
Ces nouveaux affrontements ravivent les inquiétudes concernant la sécurité dans les territoires d’Uvira et de Walungu, au moment où la protection des populations civiles et la continuité des communications routières constituent des enjeux majeurs.
En attendant des informations officielles et des précisions sur l’évolution de la situation, les habitants, les voyageurs et les transporteurs sont confrontés aux conséquences immédiates des combats, notamment la suspension du trafic sur la RN5 et les perturbations des activités scolaires.
L’évolution de la situation à Katogota, Luvungi et Kamanyola reste donc à suivre de près, particulièrement en raison de l’importance stratégique de cet axe routier pour les déplacements entre Bukavu et Uvira.
Mugisho Georges
