Les enquêtes se poursuivent après le crash d’un avion survenu le 25 septembre 2026 à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.
Plusieurs jours après le drame, les enquêteurs disposent désormais d’un élément important pour tenter de reconstituer les dernières minutes du vol : la boîte noire de l’appareil a été retrouvée.
Selon des sources proches des opérations, l’enregistreur de vol a été récupéré sur le site de l’accident avant d’être acheminé à Kinshasa pour y être exploité. Son analyse pourrait fournir des informations essentielles sur les derniers échanges et paramètres de vol enregistrés avant le crash, notamment les éventuelles communications, alertes ou anomalies survenues dans les dernières minutes.
La boîte noire constitue ainsi une pièce majeure dans l’enquête. Son contenu pourrait aider les spécialistes à reconstituer la trajectoire de l’appareil et à mieux comprendre les circonstances ayant précédé son impact. Toutefois, les conclusions dépendront de l’état de l’enregistreur et de l’analyse technique des données qu’il contient.
Parallèlement, les opérations menées sur le lieu du crash ont permis de récupérer les restes des victimes. Les corps, dont plusieurs ont été fortement calcinés par l’incendie consécutif à l’accident, ont été transférés à Kinshasa pour les procédures d’identification et les autres formalités.
Le bilan humain demeure de 17 morts, selon les informations disponibles. Parmi les victimes figurent 13 militaires, dont deux cadres des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ainsi que quatre civils, dont un enfant.
Des recherches se poursuivent également pour tenter de retrouver certains effets personnels des occupants, notamment les téléphones cellulaires qui pourraient, dans le cadre de l’enquête, apporter des éléments complémentaires sur les derniers instants précédant l’accident.
Plusieurs zones d’ombre autour du crash
Les circonstances exactes du crash restent à établir. L’appareil, un petit porteur de la compagnie Tracep, effectuait un vol en provenance de Kikwit en direction de Kenge lorsqu’il s’est écrasé.
Des témoignages recueillis après l’accident font état de plusieurs passages de l’avion au-dessus de la ville de Kenge avant le crash. Selon ces témoignages, l’appareil aurait effectué plusieurs tours dans les airs, donnant l’impression de rechercher un endroit approprié pour atterrir.
Ces éléments restent toutefois à confronter aux données techniques qui seront extraites de la boîte noire ainsi qu’aux autres éléments recueillis par les enquêteurs. À ce stade, aucune cause définitive de l’accident ne peut être établie.
L’exploitation de la boîte noire, l’analyse de l’épave, les témoignages des personnes présentes dans la zone du crash et les éventuelles données provenant des appareils électroniques des victimes devraient permettre aux enquêteurs de reconstituer progressivement le déroulement du vol.
Alors que les familles des victimes attendent encore des réponses précises sur les circonstances du drame, l’attention est désormais tournée vers les résultats de l’analyse technique de l’enregistreur de vol. Ces conclusions pourraient constituer une étape déterminante dans la compréhension de ce crash qui a endeuillé la ville de Kenge.
Muller Mundeke Kalonji
