URGENT-RDC : Des manœuvres dilatoires dans l’embauche des agents du service CCLAM au Nord-Kivu, un haut cadre du ministère de l’intérieur pointé du doigt

Des voix s’élèvent pour dénoncer des irrégularités dans le fonctionnement et le recrutement des agents du Centre Congolais de Lutte Anti-Mites (CCLAM) dans la province du Nord-Kivu.

Des combattants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) ont, ce dimanche 23 août 2026, saisi plusieurs autorités nationales, dont le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, autorité morale de l’UDPS, ainsi que le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo.

Dans leur cri d’alarme, les membres du Collectif des Combattants Sentinelles du Pouvoir affirment que le CCLAM au Nord-Kivu est confronté à un déséquilibre dans la composition de son personnel.

« Nous tenons à alerter sur la situation critique du service CCLAM dans la province du Nord-Kivu », écrivent-ils, affirmant que sur plus de 100 agents, seuls huit seraient membres de l’UDPS/Tshisekedi, soit moins de 8 %.

Les dénonciateurs mettent également en cause le rôle d’Élie Nkumbi, Directeur de cabinet adjoint du Vice-Premier ministre de l’Intérieur. Selon leur déclaration, ce responsable est impliqué, directement, dans la gestion du service à travers le Club Élie Nkumbi (CEN).

Ils l’accusent notamment d’imposer aux agents une adhésion au CEN ainsi qu’une cotisation de 10 %. Ces allégations, sont présentées par les dénonciateurs comme une condition pour conserver son poste au sein du service.

Le collectif affirme par ailleurs que certains responsables du CEN ont évoqué la création d’une formation politique susceptible de concurrencer ou de dédoubler l’UDPS lors de prochaines échéances électorales.

Des recrutements également contestés

D’autres allégations concernent le recrutement de 22 nouveaux agents par Nadine Kibibi, coordinatrice provinciale du CCLAM. Les dénonciateurs soutiennent que parmi ces recrues figurent plusieurs membres de sa famille ainsi que des proches de son époux. Ils évoquent également la présence de deux mineurs enregistrés sous de fausses identités.

Face à cette situation, les combattants demandent notamment un audit des recrutements et des cotisations imposées aux agents, ainsi qu’un contrôle physique du personnel du CCLAM dans la province du Nord-Kivu.

Ils souhaitent également que la coordination provinciale du service soit confiée à une personne originaire du Nord-Kivu et réclament une vérification de la présence effective des agents sur le terrain.

Selon leurs affirmations, une importante proportion du personnel serait basée à Kinshasa plutôt qu’au Nord-Kivu et plusieurs agents seraient originaires d’autres provinces.

À travers leur démarche, les dénonciateurs appellent ainsi les autorités nationales et provinciales à ouvrir des vérifications afin de faire toute la lumière sur ces accusations et de garantir une gestion transparente du CCLAM au Nord-Kivu.

Ilunga Mubidi Oscar

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