Kinshasa, 19 novembre 2025 – De nouvelles sources très crédibles rapportent que le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a décidé de convoquer un dialogue national inclusif au Togo début janvier. Son récent passage à Lomé n’était donc pas anodin : il s’agissait d’une étape stratégique de préparation diplomatique.
Un déplacement stratégique à Lomé
Contrairement à ce que certains observateurs pouvaient penser, la visite de Tshisekedi au Togo n’avait rien d’un séjour protocolaire sans enjeux. Elle s’inscrit dans une démarche discrète visant à établir un cadre d’échanges pour le futur dialogue national. Des contacts auraient été amorcés avec les autorités togolaises ainsi que d’autres partenaires régionaux.
Le rôle du Qatar : une médiation active
La fiabilité de ces informations s’est renforcée avec l’arrivée, ce week-end à Kinshasa, d’un haut diplomate du Qatar. Ce dernier mène actuellement des consultations élargies avec l’Union sacrée, l’opposition non armée, l’opposition armée ainsi que la société civile, en vue d’un processus totalement inclusif. Le Qatar s’est imposé depuis plusieurs mois comme un médiateur important dans la crise sécuritaire à l’Est du pays.
Tshisekedi veut mettre fin à la guerre et reconstruire le pays
D’après les mêmes sources, le président Tshisekedi serait désormais déterminé à en finir avec les conflits armés qui dévastent l’Est de la RDC et freinent le développement national. Cette volonté de rompre avec des accords perçus comme contraignants et imposés serait au cœur de sa stratégie. Le chef de l’État souhaite engager toutes les composantes politiques et sociales dans un « Congo où il fera beau vivre ».
Un cadre panafricain avec des facilitateurs
Le dialogue devrait être conduit par un panel des facilitateurs panafricains. Ces médiateurs, issus de plusieurs pays africains, auront pour mission de modérer les discussions et de rapprocher les positions entre le pouvoir, les forces politiques, les groupes armés et la société civile. L’installation du cadre de concertation est prévue pour décembre, avant l’ouverture officielle du dialogue en janvier à Lomé.
Calendrier prévisionnel
- Décembre 2025 : installation du mécanisme de facilitation panafricain.
- Début janvier 2026 : lancement officiel du dialogue national inclusif au Togo.
Des soutiens régionaux… et des divergences internes
Les sources indiquent que ce processus bénéficierait d’un important soutien de plusieurs chefs d’État africains, notamment du président angolais et de dirigeants membres de la CIRGL (Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs). L’objectif serait de consolider une solution africaine, jugée plus adaptée que certains arrangements extérieurs.
Ces mêmes sources affirment que Félix Tshisekedi ne serait toujours pas favorable au “pacte social” proposé par l’Église catholique. D’après elles, le chef de l’État privilégierait un dialogue régional sous supervision africaine, perçu comme une alternative à une initiative nationale dominée par des acteurs jugés partiaux ou soumis à des pressions extérieures.
Enjeux majeurs
- Renforcer la souveraineté du processus en privilégiant une solution africaine autonome.
- Assurer l’inclusivité, en intégrant pour la première fois des groupes armés et politiques antagonistes au même cadre de discussions.
- Redéfinir un pacte de paix durable, en associant la société civile à la construction d’un nouveau consensus social.
- Rétablir la paix à l’Est, condition indispensable au développement économique et à la stabilité générale de la RDC.
Questions encore ouvertes
- Le leadership politique parviendra-t-il à convaincre toutes les factions armées de s’asseoir à la table du dialogue ?
- Ce processus panafricain pourra-t-il écarter efficacement les influences étrangères souvent accusées d’alimenter le conflit ?
- L’opposition politique acceptera-t-elle un dialogue placé sous l’initiative exclusive du chef de l’État ?
Conclusion : Le dialogue national annoncé à Lomé apparaît comme une étape majeure dans la volonté de Félix Tshisekedi de mettre un terme aux violences et d’instaurer une paix durable en RDC. Si la stratégie panafricaine se confirme et si les forces adverses acceptent véritablement de s’engager, ce rendez-vous diplomatique pourrait marquer un tournant historique pour le pays.
Muller Mundeke Kalonji

[…] Vers un dialogue national inclusif en RDC : Tshisekedi fixe une rencontre à Lomé pour janvier […]