URGENT : 13 personnes tuées dans les détonations d’armes à Goma, voici la réaction de l’AFC-M23

La situation sécuritaire demeure extrêmement volatile dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

Treize (13) combattants wazalendo ont été tués dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026 lors de violents affrontements armés dans la partie ouest de la ville, selon une déclaration officielle de l’AFC/M23 rendue publique ce lundi matin.

Une attaque nocturne à l’origine des combats

D’après les responsables de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), les combats auraient éclaté après une incursion de groupes wazalendo venus du parc national des Virunga. La rébellion affirme que ces combattants auraient tenté d’entrer dans certains quartiers de Goma dans l’objectif de piller les biens de la population civile, notamment des vivres et produits de première nécessité.

Dans sa version des faits, l’AFC/M23 indique que ses positions ont été attaquées en premier, ce qui aurait entraîné une riposte armée ayant conduit à la mort de treize assaillants présumés. Trois autres combattants auraient été capturés et seraient actuellement détenus pour interrogatoire, selon la même source.

Aucune confirmation indépendante n’était encore disponible au moment de la publication de cet article.

Des habitants plongés dans la peur

Plusieurs habitants des quartiers de l’ouest de Goma, notamment à Mugunga, ont décrit une nuit de panique marquée par des tirs nourris d’armes lourdes et légères.

Certains témoins évoquent des explosions répétées ayant duré plusieurs heures, obligeant des familles entières à se réfugier sous leurs lits ou dans des abris improvisés par crainte de balles perdues.

« Nous avons passé la nuit sans dormir. Les détonations étaient très fortes, on croyait que les combats entraient déjà dans nos maisons », raconte un habitant joint par téléphone.

Ces affrontements viennent raviver le climat d’insécurité permanent qui règne dans la capitale provinciale, déjà fragilisée par la proximité des lignes de front.

Un contexte sécuritaire déjà extrêmement tendu

Cette nouvelle flambée de violences intervient dans un contexte particulièrement explosif à Goma, quelques jours seulement après des attaques par drones ayant visé la ville. L’un des engins avait frappé une résidence occupée par des humanitaires internationaux, causant la mort de trois personnes, dont une employée française de l’UNICEF.

Depuis cet incident, les tensions diplomatiques et militaires se sont intensifiées, l’AFC/M23 et le gouvernement congolais se rejetant mutuellement la responsabilité de ces frappes.

À Paris, le parquet national antiterroriste a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les circonstances exactes de cette attaque ayant coûté la vie à une ressortissante française.

Une ville sous pression permanente

La succession d’attaques, d’incursions armées et d’accusations croisées entre les différentes parties accentue l’inquiétude des habitants de Goma, qui vivent désormais au rythme des alertes sécuritaires et des détonations nocturnes.

Des observateurs locaux craignent une détérioration rapide de la situation si des mécanismes de désescalade ne sont pas rapidement mis en place, alors que la présence simultanée de plusieurs groupes armés autour de la ville continue d’alimenter un climat d’instabilité chronique.

Pour l’heure, les autorités civiles n’ont pas encore communiqué de bilan officiel indépendant concernant les affrontements signalés durant la nuit.


Muller Mundeke Kalonji

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