Scandale en RDC : un homme exige le remboursement de sa dot de 2 500 USD après seulement cinq mois de mariage

Une affaire conjugale à forte charge émotionnelle secoue depuis quelques jours les réseaux sociaux congolais. Dash DH, jeune entrepreneur basé à Kinshasa, a publiquement annoncé sa décision de réclamer le remboursement intégral de la dot versée à la famille Kalombo, après un mariage qui n’aura duré que cinq mois.

Dans une série de publications largement relayées, l’homme dit se sentir « trahi » et « victime d’une escroquerie morale et familiale », estimant que les conditions fondamentales du mariage ont été gravement violées.

Une dot de 2 500 USD au cœur du litige

Selon ses déclarations, la dot avait été remise officiellement à Maître Chrispin Kalombo, membre de la famille de son épouse. Dash DH affirme avoir versé une somme de 2 500 dollars américains, en plus de 28 500 francs congolais, transaction qui aurait été formalisée et signée à la commune.

« Je n’ai pas eu d’enfant avec votre fille. J’exige donc le remboursement total de l’argent qui vous a été remis », écrit-il, justifiant ainsi sa demande.

Refusant pour l’instant d’engager une procédure judiciaire, il explique préférer une pression sociale via les réseaux sociaux, affirmant ne pas connaître les adresses physiques des membres de la belle-famille.

L’élément déclencheur : une sortie jugée humiliante

Dans son récit, Dash DH raconte un épisode précis qu’il présente comme le point de rupture définitif. Un matin, aux environs de 5 heures, son épouse se serait préparée avec soin pour quitter le domicile conjugal.

À sa question sur la destination, elle lui aurait répondu qu’elle se rendait chez le père de sa fille, afin d’y récupérer de l’argent destiné à l’enfant.

« Tu laisses ton mari au lit à 5 heures du matin pour aller chez le père de ton enfant, dans sa maison ? », s’indigne-t-il.

Pour lui, cet acte constitue une violation grave des règles de respect conjugal, d’autant plus qu’il invoque les coutumes luba, qui, selon lui, interdisent formellement à une femme mariée de se rendre au domicile d’un ancien partenaire.

Il précise toutefois n’avoir jamais refusé que le père biologique voie son enfant, proposant même des alternatives comme les transferts par mobile money ou des visites au domicile conjugal.

Une intervention familiale et une séparation de fait

Toujours selon sa version, l’affaire aurait pris une autre tournure lorsque sa belle-mère serait intervenue, exigeant que sa fille soit autorisée à partir. Sous la pression, Dash DH dit avoir cédé.

Conséquence : son épouse ne serait plus rentrée immédiatement au domicile conjugal, préférant séjourner pendant une semaine chez sa mère, avant un retour temporaire.

Un épisode que l’entrepreneur considère comme une humiliation supplémentaire et une preuve que le mariage était déjà vidé de son sens.

Des accusations graves et explosives

Dans une autre publication, Dash DH va plus loin, affirmant avoir découvert, après consultation du téléphone de son épouse, des faits encore plus graves :

  • une relation intime persistante avec le père de son enfant ;
  • des relations sexuelles avec d’autres femmes ;
  • une grossesse survenue durant le mariage, attribuée à un autre homme et suivie d’un avortement ;
  • des relations avec au moins deux « sugar daddies ».

Ces accusations, très lourdes, ont provoqué une avalanche de réactions sur la toile, entre soutien, indignation et appels à la prudence.

Une version des faits encore unilatérale

Il est important de souligner que ces déclarations n’engagent pour l’instant que leur auteur. La femme mise en cause ainsi que sa famille n’ont pas encore livré leur version des faits.

Plusieurs internautes et observateurs appellent à la retenue, estimant qu’un tel dossier, mêlant vie privée, coutumes, droit coutumier et droit civil, mérite d’être traité avec discernement et contradictoire.

Un débat plus large sur le mariage et la dot en RDC

Au-delà du scandale, cette affaire relance le débat sur :

  • la gestion des unions impliquant des familles recomposées ;
  • le rôle des familles dans les conflits conjugaux ;
  • la restitution de la dot en cas de rupture précoce ;
  • et la place des coutumes face aux réalités modernes.

👉 Quel mariage peut survivre à de telles tensions ?
👉 Jusqu’où la famille peut-elle s’immiscer dans la vie conjugale ?
👉 La restitution de la dot est-elle une solution ou un nouveau conflit ?

Autant de questions qui continuent d’alimenter les discussions, pendant que l’opinion attend désormais l’autre version de l’histoire, indispensable pour une lecture équilibrée de cette affaire devenue virale.


Suzanne Kalambay Mujinga

Related Post

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *