RDC : une fille violée puis assassinée par ses bourreaux à Goma

La ville de Goma s’est réveillée le dimanche 7 décembre 2025 dans la consternation après la découverte du corps sans vie d’une jeune femme au quartier Mabanga Nord, non loin de la limite avec Majengo, dans la commune de Karisimbi.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, la victime répondait au nom de Marie, une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années. Décrite par son entourage comme quelqu’un de calme, responsable et ouverte d’esprit.

Marie était connue dans son quartier pour sa discrétion et son sens de l’écoute. Son décès brutal a plongé sa famille et les habitants dans une profonde douleur.

Son corps a été découvert tôt le matin à l’endroit appelé Kimuti, un site souvent animé où passent commerçants et habitants.

Les premières constatations laissent croire qu’elle aurait été violée avant d’être assassinée, probablement par ceux-là mêmes qui l’ont agressée. Le corps présentait des signes évidents de violences physiques, renforçant la piste d’un acte criminel particulièrement brutal.

Les autorités sécuritaires de l’AFC-M23, qui contrôlent la ville, affirment avoir immédiatement ouvert une enquête pour tenter d’identifier les auteurs de ce crime et comprendre les circonstances exactes du drame. Des équipes de sécurité ont été déployées dans le secteur et plusieurs témoins potentiels auraient déjà été auditionnés.

Dans la population, l’émotion reste vive. De nombreux habitants dénoncent la montée des violences sexuelles et réclament des mesures plus strictes de protection, surtout dans les zones à risque où les patrouilles se font rares.

Les organisations locales de défense des droits humains appellent, elles aussi, à une enquête rigoureuse et indépendante pour garantir que justice soit rendue.

En attendant les conclusions des investigations, le meurtre de Marie s’ajoute à une série d’actes criminels qui continuent de fragiliser le tissu social dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, déjà éprouvée par des années de conflit et d’instabilité.

Une fois de plus, la ville de Goma pleure une innocente, victime de la barbarie humaine.

Suzanne Kalambay Mujinga

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