Les arrestations de hauts gradés de l’armée congolaise continuent de faire couler beaucoup d’encre en République démocratique du Congo.
Après une série d’interpellations signalées ces dernières semaines, un nouvel officier général des FARDC a été arrêté à Kinshasa dans la journée du samedi 17 janvier 2026, selon plusieurs sources sécuritaires concordantes.
Un général de la 21ᵉ région militaire interpellé
Il s’agit du général Bolingo Matani, officier supérieur affecté dans la province du Kasaï Oriental, où il occupe les fonctions d’adjoint du général Tshibangu à la tête de la 21ᵉ région militaire lui-même aux arrêts. D’après des informations recoupées auprès de sources proches des services de sécurité, l’officier a été interpellé dans la capitale congolaise avant d’être placé en détention.
De lourdes accusations en lien avec la rébellion du M23
Selon les mêmes sources, le général Bolingo Matani est accusé de complicité et de trahison, des faits qui seraient liés à la rébellion du RDF/AFC/M23, active dans l’Est du pays. Les enquêtes en cours chercheraient à établir d’éventuels liens, directs ou indirects, entre certains réseaux militaires et les groupes armés opérant contre les institutions de la République.
Détenu au Conseil national de la cyber défense
Après son arrestation, l’officier a été conduit au Conseil national de la cyber défense (CNC), une structure sécuritaire relevant directement des hautes autorités du pays. Il y serait détenu provisoirement, en attendant son transfert vers la prison militaire de Ndolo, où sont généralement incarcérés les officiers poursuivis pour des faits graves portant atteinte à la sûreté de l’État.
Une vaste opération de nettoyage au sein de l’armée
Cette nouvelle arrestation s’inscrit dans un contexte de purge interne au sein des FARDC, observée depuis plusieurs jours. D’après des sources proches de l’état-major, plusieurs officiers généraux et supérieurs auraient déjà été mis aux arrêts ou entendus par les services spécialisés pour des faits similaires, notamment :
- soupçons de collaboration avec des forces ennemies,
- fuites d’informations sensibles,
- actes de sabotage ou de trahison.
Bien que les autorités militaires et gouvernementales n’aient pas encore communiqué officiellement sur l’ensemble de ces dossiers, plusieurs médias nationaux évoquent une volonté ferme du commandement suprême de restaurer la discipline, la loyauté et la cohésion au sein de l’armée engagée sur plusieurs fronts, notamment dans l’Est de la RDC.
Silence officiel et attente de clarifications
Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle n’a été faite ni par le ministère de la Défense ni par les FARDC concernant le cas précis du général Bolingo Matani. Les observateurs s’attendent toutefois à des clarifications dans les prochains jours, au regard de la sensibilité du dossier et de son impact sur l’opinion publique.
En attendant, cette nouvelle interpellation renforce l’idée d’un tournant décisif dans la gestion des questions de sécurité nationale, alors que la RDC fait face à des défis majeurs liés à la guerre, à l’infiltration et à la stabilité de ses institutions.
Muller Mundeke Kalonji
