RDC : plusieurs victimes dans un naufrage au Sud-Kivu

Un nouveau drame vient endeuiller la province du Sud-Kivu. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une embarcation transportant des passagers et des marchandises a chaviré sur les eaux du lac Tanganyika, au large du village de Lusenda, dans le territoire de Fizi. Le bilan provisoire fait état de plus d’une vingtaine de personnes toujours portées disparues, tandis que d’importantes cargaisons ont été englouties.

Un accident causé par une surcharge et un vent violent

Selon les informations recueillies auprès de la société civile locale, le bateau assurait la traversée entre Uvira et Baraka, deux agglomérations très fréquentées par les transporteurs lacustres. Contacté, Samy Amimu, président de la société civile de Fizi, affirme que l’embarcation transportait près de 50 personnes, en plus d’un volume important de marchandises.

« L’embarcation revenait d’Uvira à destination de Baraka avec 50 personnes à bord. En plus du vent violent qui s’est abattu, c’est surtout le mauvais chargement qui est à la base du naufrage. Sur les 50 passagers, 30 ont été sauvés et 20 restent toujours portés disparus. Les recherches se poursuivent pour retrouver leurs corps », explique-t-il.

D’après des témoins, un vent violent aurait surpris le bateau en pleine traversée, aggravé par une surcharge manifeste, un problème récurrent sur le lac Tanganyika.

Une catastrophe récurrente et des familles endeuillées

La majorité des victimes sont originaires d’Uvira et voyagaient pour des raisons commerciales. Les survivants, encore sous le choc, dénoncent le manque de gilets de sauvetage et l’absence de contrôle réel sur les embarcations avant leur départ.

Ce naufrage s’ajoute à une longue liste d’accidents sur les eaux congolaises, particulièrement sur le lac Tanganyika où le trafic demeure intensif, souvent en marge des normes de sécurité.

Appels à un deuil national et à une régulation urgente

Face à la gravité du drame, Samy Amimu appelle les autorités nationales à agir :

« Nous demandons au gouvernement congolais de décréter une journée de deuil national en mémoire des victimes. Il est temps que le transport lacustre soit réglementé de manière stricte pour éviter de nouvelles tragédies. »

La société civile exige aussi une enquête visant à déterminer les responsabilités des exploitants des embarcations et des services de contrôle.

Des recherches qui se poursuivent

Les opérations de recherche, menées par des pêcheurs locaux et des riverains, continuent malgré le manque de moyens adaptés. Aucun dispositif de secours officiel n’a été signalé sur place au moment du drame, une situation qui soulève une fois de plus la question de l’absence d’infrastructures d’intervention d’urgence dans la région.


Muller Mundeke Kalonji

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