La Banque Centrale du Congo (BCC) a rendu publics, ce lundi 17 novembre 2025, ses nouveaux taux indicatifs de change. Les données révèlent une nouvelle appréciation du dollar américain face au franc congolais, confirmant la tendance haussière observée ces dernières semaines sur le marché monétaire national.
Un dollar fixé à 2 209,2310 FC : une légère dépréciation du franc congolais
Selon le communiqué officiel de la BCC, le taux indicatif du jour place le dollar américain à 2 209,2310 francs congolais.
Cette évolution constitue une nouvelle dépréciation du franc congolais, bien que légère, en comparaison avec les taux publiés la semaine dernière.
Cette dynamique reflète un marché caractérisé par une forte demande en devises étrangères, notamment pour les importations, et par des tensions persistantes sur la liquidité en francs congolais.
Un rappel sur la nature des taux indicatifs
La Banque Centrale précise toutefois que ses taux sont publiés à titre informatif.
En effet, les transactions entre les institutions financières, les bureaux de change agréés et les particuliers se réalisent de gré à gré, selon des cours librement définis par l’offre et la demande sur le marché.
Cette précision intervient dans un contexte marqué par la multiplication des taux non officiels circulant sur les réseaux sociaux et dans certains médias, souvent à l’origine de confusion et d’inquiétudes parmi les opérateurs économiques.
La BCC appelle à la vigilance
Face à cette situation, l’institution monétaire exhorte la population, les commerçants et les opérateurs financiers à vérifier systématiquement les taux auprès des sources officielles afin d’éviter toute manipulation ou surfacturation.
Elle recommande également que les taux appliqués par les banques commerciales et les bureaux de change agréés restent raisonnablement proches du taux indicatif publié quotidiennement.
Un contexte économique à surveiller
La montée du dollar intervient dans un environnement économique marqué par :
- un ralentissement des activités dans l’Est du pays à cause de l’insécurité ;
- une demande accrue en devises liée aux importations de fin d’année ;
- une pression inflationniste persistante ;
- et une faible capacité de production locale qui accroît la dépendance aux marchés extérieurs.
La BCC assure poursuivre ses interventions sur le marché monétaire afin de stabiliser la situation, tout en renforçant la surveillance des circuits de change non agréés.
Ilunga Mubidi Oscar
