RDC : des nouveaux combats entre M23 et FARDC dans le Masisi ce mardi 18 novembre

De nouveaux affrontements ont éclaté ce mardi 18 novembre 2025 dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, opposant les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les groupes d’autodéfense Wazalendo, aux rebelles de l’AFC/M23.

Des détonations d’armes lourdes entendues dans plusieurs localités

Selon des sources sécuritaires et locales concordantes, les hostilités ont débuté dans l’après-midi, avant de s’étendre rapidement à plusieurs agglomérations du secteur d’Osso-Banyungu.

Des tirs nourris, mêlant armes lourdes et légères, ont été signalés dans les villages de Nyabashwa, Kasheke et Bituna, plongeant les populations civiles dans un climat de panique.

Des habitants joints au téléphone indiquent que les bombardements se poursuivent sporadiquement, rendant difficile tout mouvement dans la zone. Plusieurs familles auraient déjà pris la fuite vers des localités jugées plus sûres, bien que les routes restent fortement menacées par l’insécurité.

Une tension persistante malgré les récents gains des Wazalendo

Ces nouveaux combats interviennent seulement deux jours après la prise de contrôle des villages de Kashanje et Nyampanika par les forces d’autodéfense Wazalendo, à proximité de Mweso dans la chefferie des Bashali.

Ces localités avaient été arrachées aux rebelles de l’AFC/M23 le dimanche 16 novembre, au terme de violents affrontements.

La reconquête de ces villages avait été saluée par plusieurs acteurs locaux, mais la situation demeure extrêmement volatile, les rebelles poursuivant des tentatives de reconquête dans d’autres zones stratégiques du Masisi.

Un contexte de combats qui interpelle après l’accord de Doha

Cette nouvelle flambée de violence survient alors même qu’un accord-cadre a été signé à Doha la semaine dernière entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23, censé ouvrir la voie à une désescalade du conflit dans l’Est de la RDC.

Sur le terrain, cependant, les hostilités montrent que la mise en œuvre de cet accord reste incertaine. Plusieurs analystes estiment que les divergences entre les deux camps et la multiplicité des acteurs impliqués pourraient retarder ou compromettre durablement le cessez-le-feu envisagé.

Une situation humanitaire en détérioration

Pendant ce temps, la population civile continue de payer le prix fort. Les déplacements massifs se poursuivent dans plusieurs localités du Masisi, où les infrastructures humanitaires sont déjà dépassées.

Les organisations locales alertent sur le manque d’abris, d’eau potable et de nourriture dans plusieurs sites de déplacés.


Muller Mundeke Kalonji

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