Nouvelle attaque de L’AFC-M23
Une nouvelle tentative d’avancée des rebelles de l’AFC/M23 a été mise en échec ce lundi 23 mars 2026 dans la localité de Kazinga, située dans le secteur d’Osso Banyungu, à la suite de violents affrontements ayant opposé les assaillants aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo.
Selon plusieurs sources sécuritaires relayées par ACTUALITE.CD, les combats ont éclaté aux environs de 5 heures du matin, lorsque les rebelles ont lancé une incursion surprise visant cette entité jugée stratégique dans le territoire de Masisi, une zone régulièrement secouée par des affrontements armés.
Une offensive matinale rapidement contenue
D’après les informations recueillies sur place, les éléments de l’AFC/M23 auraient tenté de progresser vers le centre du village afin d’y établir une position avancée. Alertées, les forces loyalistes, en coordination avec les groupes d’autodéfense locaux dits wazalendo, ont opposé une résistance immédiate.
Des échanges nourris de tirs ont été entendus durant plusieurs heures, plongeant les habitants dans la panique et contraignant plusieurs familles à se mettre à l’abri ou à fuir temporairement leurs habitations.
Les sources concordantes indiquent que la coalition gouvernementale a mené des opérations défensives coordonnées, permettant non seulement de stopper l’avancée rebelle, mais aussi de reprendre et consolider le contrôle total de Kazinga.
Les rebelles contraints au repli
Après plusieurs heures d’affrontements intenses, les combattants de l’AFC/M23 ont été contraints de battre en retraite vers leurs positions initiales. Aucun bilan officiel en pertes humaines n’a été communiqué jusqu’à présent, bien que des sources locales évoquent des dégâts matériels et un climat de forte psychose au sein de la population civile.
Les autorités militaires n’ont pas encore publié de communication officielle détaillant l’évolution exacte des opérations.
Une situation sécuritaire toujours fragile à Masisi
Malgré ce recul des rebelles, la situation demeure préoccupante dans le territoire de Masisi, où les affrontements armés se multiplient ces derniers mois. Les acteurs locaux de la société civile affirment suivre de près l’évolution sécuritaire, craignant une reprise rapide des hostilités.
Cette nouvelle escalade illustre une fois de plus la fragilité persistante de la sécurité au Nord-Kivu, une province confrontée à des cycles récurrents de violences armées ayant de lourdes conséquences humanitaires, notamment des déplacements massifs de populations, la perturbation des activités agricoles et la fermeture intermittente des écoles.
Des civils toujours en première ligne
Dans plusieurs villages environnants, les habitants vivent dans une incertitude permanente, redoutant de nouvelles offensives. Les organisations locales appellent à un renforcement des mécanismes de protection des civils et à des initiatives durables pour stabiliser la région.
Ivan Kambere à Butembo
