Un nouveau cas de banditisme armé a été enregistré ce mercredi 26 novembre 2025 sur l’axe routier Kiwanja–Kanyabayonga, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).
Plusieurs véhicules communément appelés “Léo Léo”, utilisés pour le transport en commun, ont été interceptés puis systématiquement pillés au niveau de Vusendo, une zone contrôlée par les rebelles du M23/AFC.
Des passagers dépouillés de tous leurs biens
Selon des sources locales jointes sur place, des hommes armés non identifiés ont surgi en pleine journée, obligeant les véhicules à s’arrêter. Les occupants ont ensuite été contraints de descendre avant d’être fouillés.
Argent, téléphones, sacs, vivres, cartes de recharge et différents biens personnels ont été arrachés aux passagers sans aucune résistance possible.
Des témoins évoquent un climat de panique totale. Certains passagers auraient même été menacés de mort en cas de refus d’obtempérer. Aucun blessé n’a toutefois été signalé, mais l’humiliation et les pertes matérielles restent considérables.
Un phénomène qui se répète
Ce nouvel acte n’est pas isolé. Ce même tronçon avait déjà connu des cas similaires il y a quelques semaines, toujours ciblant les mêmes types de véhicules transportant des civils. Pour de nombreux observateurs, cela laisse penser à un pillage systématique visant les populations circulant dans les zones sous influence du M23.
Les habitants dénoncent l’absence de sécurité sur cette route pourtant stratégique, reliant plusieurs localités commerçantes du territoire de Rutshuru. “Il n’y a aucun contrôle, aucune intervention. Les civils sont abandonnés à leur sort”, déplore un transporteur.
Un axe devenu zone de non-droit
Alors que le conflit continue d’endeuiller le Nord-Kivu, plusieurs axes routiers restent aux mains de groupes armés. Sur le tronçon Kiwanja–Kanyabayonga, les activités économiques sont paralysées, le transport est devenu un risque permanent, et les populations se sentent prises en otage.
Les transporteurs appellent les autorités congolaises et la communauté internationale à garantir la sécurité des civils qui, selon eux, “paient le prix fort d’une guerre qui n’est pas la leur”.
Ivan Kambere à Butembo
