Après quatre jours d’affrontements d’une rare intensité dans le territoire de Masisi, les combattants Wazalendo annoncent avoir repris, ce vendredi 20 février 2026 aux environs de 10 heures, le contrôle du chef-lieu de Katoyi, jusque-là occupé par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda selon les autorités congolaises.
Les combats, déclenchés depuis le 16 février, ont particulièrement secoué le secteur de Katoyi, où les rebelles du M23 avaient lancé des offensives répétées contre les positions des Wazalendo, en violation du cessez-le-feu en vigueur.
Des sources locales font état de violents échanges d’armes lourdes et légères, plongeant la population civile dans une psychose généralisée et provoquant de nouveaux déplacements.
Outre la reprise de Katoyi, les Wazalendo affirment également avoir délogé les éléments du M23 de Nkokwe, une agglomération stratégique du groupement de Kibabi, en chefferie des Bahunde. Cette avancée marque un tournant significatif dans la dynamique des combats dans cette partie du Masisi, où les lignes de front ont été particulièrement mouvantes ces derniers jours.
Sur le terrain, la situation demeure néanmoins volatile. Plusieurs habitants, ayant fui les hostilités, hésitent encore à regagner leurs domiciles par crainte d’éventuelles contre-offensives. Les acteurs de la société civile appellent à la protection des civils et au respect strict du droit international humanitaire.
Cette nouvelle évolution militaire intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les violations répétées du cessez-le-feu continuent d’alimenter l’instabilité.
Muller Mundeke Kalonji
