Combats contre le M23 : Un hélicoptère des FARDC s’écrase dans le lac au Sud-Kivu

Un hélicoptère militaire des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) s’est abîmé ce samedi 6 décembre 2025 dans les eaux du lac Tanganyika, au niveau de Kasaba, dans la localité de Yungu, située au sud-est du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.

L’incident intervient dans un contexte d’intensification des combats contre la coalition M23/AFC dans plusieurs zones du Kivu.

Un appareil de retour du front d’Uvira

Selon les premières informations recueillies auprès de sources locales et sécuritaires, l’hélicoptère revenait d’une mission opérationnelle sur les lignes de front du territoire d’Uvira et se dirigeait vers la ville de Kalemie lorsque l’accident s’est produit.

Deux hélicoptères effectuaient une mission de reconnaissance dans la zone ; l’un d’eux aurait perdu le contrôle avant de s’écraser dans le lac, sous les yeux des habitants de Yungu.

Les raisons de cette perte de contrôle ne sont pas encore connues. L’armée n’a, pour l’heure, publié aucun communiqué officiel détaillant les circonstances exactes du crash.

Bilan provisoire : un mort, deux pilotes européens secourus

Peu après l’accident, quelques rescapés ont pu être repêchés. Deux ressortissants européens décrits comme des pilotes blancs par les témoins ont été retrouvés vivants avec des blessures légères. Le corps d’une autre personne, qui n’a pas encore été identifiée, a été récupéré sans vie dans les eaux du lac.

Un second hélicoptère dépêché sur place a réussi à se poser sur la côte afin d’évacuer les survivants et la dépouille.

La présence d’équipages étrangers confirmée

Des éléments d’enquête préliminaire d’analystes OSINT indiquent que l’appareil accidenté fait partie d’une flotte d’hélicoptères d’origine soviétique utilisée depuis plusieurs années par les FARDC.

Ce type d’aéronef est fréquemment piloté par des équipages étrangers principalement russes, ukrainiens ou géorgiens en raison de la technicité de l’appareil et du manque de pilotes congolais spécialement formés pour ces modèles.

Des bases de données spécialisées sur l’aviation militaire africaine recensent au moins 50 hélicoptères de ce modèle appartenant aux FARDC, certains étant toujours visibles, parfois hors service, sur tarmac, notamment à l’aéroport de Goma où plusieurs unités ont été abandonnées après la débâcle face au M23 en 2022 et 2023.

Silence officiel et questions en suspens

Alors que l’armée mène une vaste opération contre les rebelles dans le Nord et le Sud-Kivu, ce crash soulève plusieurs interrogations :

  • panne mécanique ?
  • surcharge opérationnelle ?
  • conditions météorologiques défavorables ?
  • tir ennemi ?

Aucun élément ne permet, pour l’instant, de privilégier l’une de ces hypothèses. L’état-major promet une communication ultérieure une fois que les équipes techniques et les plongeurs militaires auront terminé les premières constatations.

Contexte : une guerre aérienne intense dans l’Est

Depuis plus d’un an, les hélicoptères militaires jouent un rôle crucial pour les FARDC dans le transport des troupes, l’appui-feu, les évacuations médicales et les missions de reconnaissance. Cette intensification des opérations augmente mécaniquement les risques d’incidents, surtout avec une flotte vieillissante souvent pointée du doigt pour son manque de maintenance.

Le crash de Yungu survient au cinquième jour d’une escalade notable des affrontements dans les plaines de la Ruzizi, où les FARDC, appuyées par des groupes d’autodéfense locaux, cherchent à contenir l’avancée du M23/AFC.

En attente d’un bilan définitif

Les recherches se poursuivent dans la zone du crash et le bilan pourrait encore évoluer. Les autorités provinciales du Sud-Kivu appellent la population au calme, alors que les spéculations se multiplient sur les réseaux sociaux.

Un communiqué officiel est attendu dans les prochaines heures.


Ivan Kambere à Butembo

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One thought on “Combats contre le M23 : Un hélicoptère des FARDC s’écrase dans le lac au Sud-Kivu”
  1. Si Vous ne voulez pas changer le commendemment militaire les techniques de Guerre lesquelles consistant à laisser les Wazalendo et les forces partenaires à la première ligne de front ,
    Celà veut dire que vous mettez l’intégrité nationale en péril

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