Le leader d’un groupe de combattants Wazalendo, James Fyeka Adui, arrêté le 5 septembre 2026 dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, aurait été transféré à Kinshasa, selon plusieurs sources locales concordantes.
Son arrestation, intervenue alors qu’il se trouvait avec certains de ses gardes, avait suscité de nombreuses réactions dans la ville d’Uvira. Des sources locales rapportaient initialement que les motifs précis de son interpellation n’avaient pas été officiellement communiqués.
Quelques jours après son arrestation, des informations contradictoires avaient circulé concernant une éventuelle libération. Certaines sources avaient annoncé qu’il avait été relâché après une audition, avant que d’autres ne précisent qu’il était toujours détenu par les services de sécurité.
Accusé dans une affaire de meurtre
D’après plusieurs sources locales citées dans les informations récentes, James Fyeka Adui ferait notamment l’objet de poursuites dans le cadre d’une affaire liée à la mort d’un civil survenue à Uvira au mois de mai 2026.
Ces accusations n’ont toutefois pas, à ce stade, fait l’objet d’une communication détaillée et officielle permettant d’établir les faits reprochés ou les circonstances exactes du décès. Il convient donc de considérer ces éléments comme des accusations rapportées, dans l’attente des conclusions de la justice.
Des démarches pour obtenir sa libération
Depuis son arrestation, plusieurs initiatives auraient été engagées en faveur de sa libération. Des responsables et représentants des Wazalendo, ainsi que des acteurs de la société civile et des leaders politiques locaux, auraient multiplié les démarches auprès des autorités.
Le 25 septembre, deux responsables de groupes Wazalendo, les généraux Kamama Mbigirwa et Kalembe Delphin Ngoma Nzito, ont notamment demandé, dans un mémorandum, la libération de James Fyeka Adui et d’un autre responsable Wazalendo, Mboleza. Le document évoque des « dérapages », sans détailler les infractions précises reprochées aux deux hommes.
Une détention qui a alimenté les tensions à Uvira
La détention de James Fyeka Adui est intervenue dans un contexte sécuritaire déjà tendu à Uvira. Des tirs avaient notamment été entendus dans plusieurs quartiers de la ville le 16 septembre, alors que sa détention continuait de susciter des réactions au sein des Wazalendo et de la population. L’origine exacte de ces tirs n’avait pas été officiellement établie.
Les appels à sa libération avaient également pris la forme de mobilisations annoncées par certains représentants des Wazalendo, avec des appels adressés aux commerçants, conducteurs de motos et autres acteurs économiques de la ville.
Selon les informations actuellement disponibles, son transfert à Kinshasa constitue donc une nouvelle étape dans cette affaire. Les autorités judiciaires et sécuritaires sont attendues pour apporter davantage de précisions sur son lieu de détention, les charges retenues contre lui et la suite de la procédure.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée confirmant publiquement les accusations de meurtre ni les modalités exactes de son transfert à Kinshasa n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Muller Mundeke Kalonji à Beni
