URGENT-RDC : Joseph Kabila fait des révélations inédites et dévoile son plus grand regret politique

L’ex-président de la République, Joseph Kabila….

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est sorti de son silence médiatique à travers un entretien exclusif accordé au journal américain New York Times.

Dans cette interview largement commentée, l’ex-chef de l’État livre une autocritique rare de son bilan au pouvoir, tout en formulant de vives accusations contre le régime actuel de Félix Tshisekedi.

Un aveu inattendu sur son bilan présidentiel

Interrogé sur ses dix-huit années à la tête de la RDC (2001-2019), Joseph Kabila a surpris en reconnaissant ce qu’il considère comme son principal échec politique et moral.

« Mon plus grand échec a été de ne pas avoir réussi à faire des Congolais de meilleures personnes, de meilleurs citoyens », a-t-il déclaré sans détour.

Cette confession tranche avec l’image habituellement réservée de l’ancien président, rarement enclin à l’autocritique publique.

À travers ces propos, Kabila semble reconnaître les limites des réformes institutionnelles et sociales menées durant son long mandat, marqué à la fois par des périodes de stabilité relative et de fortes contestations politiques.

Rejet des accusations sur la répression politique

Face aux critiques récurrentes concernant des atteintes aux libertés publiques sous son régime, Joseph Kabila s’est montré défensif. Il a rejeté les accusations de détentions politiques et de répression systématique de l’opposition.

« J’aimerais voir quelqu’un me dire qui étaient les prisonniers politiques à cette époque », a-t-il affirmé, contestant les récits portés par ses opposants et certaines organisations de défense des droits humains.

Ces déclarations risquent de raviver le débat sur le bilan démocratique de son pouvoir, souvent critiqué par la société civile et la communauté internationale, notamment lors de la crise électorale ayant précédé l’alternance de 2019.

Une attaque frontale contre le pouvoir de Félix Tshisekedi

Au-delà du regard porté sur son passé, l’ancien président s’est également livré à une critique sévère du régime actuel. Joseph Kabila accuse le président Félix Tshisekedi de restreindre l’espace politique et de cibler ses adversaires.

Selon lui, les tentatives visant à l’associer aux violences persistantes dans l’est du pays relèvent d’une manipulation politique.

« Essayer de relier la rébellion à M. Kabila est tout simplement stupide », a-t-il martelé, rejetant toute implication dans les crises sécuritaires qui secouent l’Est de la RDC.

Sa présence controversée à Goma

L’ancien chef de l’État a également évoqué sa présence à Goma, une ville dont certaines zones sont sous contrôle du mouvement rebelle M23. Il affirme y vivre faute d’alternative sécuritaire, expliquant évoluer dans un environnement imposé par la situation militaire et politique actuelle.

Cette déclaration suscite déjà de nombreuses réactions, tant au sein de la classe politique congolaise que de l’opinion publique, certains y voyant une confirmation des ambiguïtés entourant sa posture politique actuelle.

Une figure toujours centrale et controversée

Malgré son retrait officiel du pouvoir, Joseph Kabila demeure une personnalité influente et polarisante dans la vie politique congolaise. En qualifiant le pouvoir en place d’« illégitime », il relance ouvertement la confrontation politique avec le régime de Félix Tshisekedi, dans un contexte national marqué par des tensions sécuritaires et institutionnelles persistantes.

Cet entretien pourrait ainsi redessiner les lignes du débat politique congolais, à l’heure où la RDC fait face simultanément à des défis sécuritaires majeurs dans l’Est et à une recomposition progressive de son paysage politique.


Ilunga Mubidi Oscar

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