Scandale/RDC : Prostitution en plein hôpital pour 500Fc

Une vive polémique secoue depuis quelques jours l’Hôpital général de Kinkole, situé dans la partie Est de Kinshasa.

Des accusations faisant état d’actes de prostitution présumés au sein même de l’établissement hospitalier ont suscité indignation et inquiétude, aussi bien parmi le personnel médical que dans l’opinion publique.

Des allégations troublantes

Selon des témoignages recueillis auprès de membres du personnel soignant, des femmes hébergées temporairement dans l’enceinte de l’hôpital dans le cadre d’une prise en charge sociale ou sanitaire auraient proposé des services sexuels à certains agents pour une somme dérisoire de 500 francs congolais.

Ces allégations, qui circulent largement sur les réseaux sociaux, décrivent une situation jugée « dégradante » et « inacceptable » par plusieurs infirmières et femmes médecins de l’établissement. Celles-ci dénoncent un climat devenu malsain et réclament des mesures urgentes pour préserver la dignité du cadre hospitalier.

Colère et malaise au sein du personnel féminin

Des sources internes évoquent un profond malaise parmi le personnel féminin. Certaines soignantes estiment que la cohabitation prolongée avec des personnes non encadrées adéquatement sur le plan social poserait un problème de sécurité et d’éthique.

« Un hôpital est un lieu de soins, de compassion et de respect. Ce qui se raconte porte atteinte à notre image et à la crédibilité de notre travail », confie une infirmière sous anonymat.

Plusieurs voix appellent ainsi les autorités sanitaires à procéder à la délocalisation des personnes concernées vers des structures d’accueil plus appropriées, afin d’éviter tout dérapage.

La direction interpellée

Face à l’ampleur des accusations, la direction de l’hôpital aurait été saisie pour diligenter une enquête interne. Des responsables administratifs indiquent vouloir « faire toute la lumière » sur ces faits, tout en appelant à la prudence afin d’éviter les rumeurs infondées susceptibles de ternir injustement l’image de l’établissement.

Du côté des autorités provinciales de la santé à Kinshasa, aucune communication officielle n’avait encore été publiée au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, des observateurs estiment qu’une inspection pourrait être envisagée si les faits venaient à être confirmés.

Un problème social plus large

Au-delà du scandale présumé, cette affaire met en lumière des défis sociaux plus profonds, notamment la précarité extrême qui pousse certaines personnes à des pratiques à risque, même dans des espaces censés être protégés.

Des acteurs de la société civile appellent à une approche globale : renforcer l’encadrement social, améliorer les conditions d’hébergement temporaire des personnes vulnérables et garantir un environnement professionnel sain pour le personnel médical.

Préserver l’éthique hospitalière

En attendant les conclusions d’éventuelles investigations, l’affaire soulève une question fondamentale : comment préserver l’éthique et la dignité au sein des structures de santé publiques ?

Pour de nombreux professionnels de santé, la priorité reste la protection de l’intégrité des patients, du personnel et de l’institution elle-même. Toute situation pouvant compromettre cette mission doit être traitée avec rigueur, transparence et responsabilité.


Suzanne Kalambay Mujinga

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