Une annonce lourde de symboles, mais encore entourée de flou.
Le coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), Corneille Nangaa, a annoncé ce lundi 12 janvier 2026 l’éventualité d’un retour de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, dans les zones qualifiées de « libérées » par le mouvement AFC-M23 au Nord-Kivu.
Cette déclaration a été faite devant plusieurs notables de la province, lors d’un échange à caractère politique et communautaire, sans toutefois livrer de précisions sur le calendrier, les modalités ou le cadre exact de cette visite annoncée.
Une annonce symbolique devant les notables locaux
S’exprimant face à des représentants locaux, Corneille Nangaa a présenté cette éventuelle visite comme s’inscrivant dans une dynamique de rapprochement avec les populations vivant dans les zones sous influence de l’AFC-M23.
« Nous avons un visiteur ici, c’est l’ancien président de la République, Joseph Kabila. Un jour, nous l’amènerons ici pour qu’il vienne vous saluer », a-t-il déclaré.
Ces propos, bien que brefs, ont suscité de nombreuses réactions et interrogations, tant au sein de l’opinion publique locale que sur la scène politique nationale.
Une visite sans date ni détails officiels
À ce stade, aucune date officielle, aucun itinéraire précis ni aucun cadre sécuritaire n’ont été communiqués concernant ce retour annoncé. Les propos de Corneille Nangaa restent donc au stade de déclaration politique, laissant planer l’incertitude sur la concrétisation effective de cette visite.
Les observateurs notent que cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement sensible à l’Est de la RDC, où les affrontements, les déplacements de populations et les tensions diplomatiques continuent de marquer le quotidien.
Un enjeu politique majeur dans un contexte explosif
Le nom de Joseph Kabila demeure une figure centrale et clivante de la politique congolaise. Son éventuelle apparition dans des zones sous contrôle de l’AFC-M23 pourrait être interprétée comme un signal politique fort, susceptible de raviver les débats autour de son rôle, de ses alliances supposées et de l’évolution du conflit à l’Est du pays.
Pour l’heure, les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce.
Entre attente et spéculations
En l’absence de détails concrets, cette déclaration alimente surtout les spéculations et les analyses politiques. Les prochains jours pourraient permettre d’y voir plus clair quant aux intentions réelles de l’AFC-M23 et à la portée de cette annonce dans un contexte déjà marqué par de profondes tensions.
Ivan Kambere à Butembo
