RDC : plusieurs centaines de combattants du M23 se rendent aux FARDC

Un tournant significatif a été enregistré dans la situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo.

Plus de 300 combattants armés affiliés au mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda (RDF), se sont rendus volontairement aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au cours des deux dernières semaines du mois de décembre 2025.

Selon des sources militaires concordantes, 323 éléments armés, accompagnés de leurs armes et munitions, ont déposé les armes sur plusieurs positions militaires des FARDC dans les territoires de Lubero, Rutshuru et Masisi au Nord-Kivu, ainsi que dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.

Des conditions de vie dénoncées au sein du M23

D’après les premiers témoignages recueillis auprès des ex-combattants, ces redditions massives seraient motivées par des traitements jugés inhumains, notamment des actes de torture, des sévices corporels et des conditions de vie dégradantes qu’ils imputent à leurs encadreurs au sein du M23. Certains affirment avoir été contraints de combattre sous la menace, sans considération pour leur sécurité ni leur dignité humaine.

Ces révélations mettent en lumière les tensions internes croissantes au sein du mouvement rebelle, alors que les opérations militaires menées par les FARDC, appuyées par les résistants Wazalendo, continuent d’exercer une forte pression sur les positions ennemies.

Prise en charge par l’armée congolaise

Les autorités militaires congolaises indiquent que les ex-combattants rendus ont été sécurisés et désarmés, avant d’être acheminés vers un site approprié et sécurisé, en attendant les procédures prévues par la loi, notamment le filtrage, l’identification et l’orientation vers les mécanismes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Le commandement de la 34ᵉ Région militaire a, par ailleurs, lancé un appel solennel aux combattants du M23 encore actifs sur les lignes de front, les exhortant à déposer les armes et à saisir l’opportunité d’un retour à la vie civile. Les FARDC assurent que toute reddition volontaire sera accueillie dans le respect des droits humains, conformément aux engagements de la République.

Confirmation officielle

L’information a été officiellement confirmée par le major Dieudonné Kasereka, chargé de la communication et de la sensibilisation au sein de la 34ᵉ Région militaire, qui a salué cette vague de redditions comme un signal fort de l’affaiblissement progressif du mouvement rebelle.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une intensification des opérations militaires dans l’Est du pays et par les efforts diplomatiques visant à ramener une paix durable dans la région des Grands Lacs.


Muller Mundeke Kalonji

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