INSOLITE : un prophète révèle la date de la fin du monde et construit 8 grandes arches

Une scène pour le moins inhabituelle attire depuis plusieurs jours l’attention des habitants du village d’Akropong, dans la région orientale du Ghana, et fait grand bruit sur les réseaux sociaux.

Un homme, présenté comme prophète ou voyant par ses fidèles, affirme que le monde prendra fin le 25 décembre 2025, englouti par un « grand déluge ». Pour se préparer à ce cataclysme annoncé, il a entrepris la construction de huit arches en bois, à l’image de l’arche de Noé décrite dans les textes bibliques.

Un prophète très sûr de sa prédiction

L’homme en question, Ebo Noah, dit avoir reçu la révélation divine lors d’une vision nocturne. Selon ses propres déclarations, « un matin, avant la fin de l’année 2025, l’humanité sera frappée par un déluge sans précédent, et seuls ceux qui se trouveront dans ses arches survivront ».

Vêtu d’une tunique blanche lors de ses apparitions publiques, Ebo Noah réunit chaque jour un nombre croissant de curieux, de croyants mais aussi de sceptiques. Certains villageois affirment que cette prophétie circule déjà depuis plusieurs semaines sur WhatsApp et TikTok, alimentant inquiétudes et théories dans la région.

Huit arches en construction : un projet titanesque

Sur un vaste terrain situé en périphérie du village, les journalistes ont pu observer huit structures massives en bois, encore inachevées mais déjà imposantes. Selon les proches du prophète, chacune de ces arches serait capable d’accueillir « au moins une centaine de personnes ».

Ebo Noah supervise personnellement les travaux, auxquels participent une vingtaine de jeunes volontaires convaincus de la véracité de sa prophétie. « Quand l’eau viendra, vous comprendrez », déclare-t-il devant les caméras de plusieurs médias locaux.

Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent le prophète travaillant nuit et jour, souvent à mains nues, martelant, clouant et dirigeant l’équipe avec une détermination sans faille.

Réactions partagées dans le village et au-delà

La prophétie d’Ebo Noah suscite un mélange de scepticisme, d’inquiétude et d’amusement dans l’opinion publique ghanéenne et africaine.

  • Pour certains habitants, l’homme est un « visionnaire » envoyé pour avertir le monde.
  • Pour d’autres, il s’agit d’un charlatan profitant de la crédulité de ses fidèles.
  • Quelques ONG locales évoquent même un risque de manipulation psychologique ou d’endangerment collectif, surtout si certaines familles vendent leurs biens pour financer les constructions.

Des sources médiatiques ghanéennes rapportent aussi que des autorités locales auraient tenté de le convoquer, sans succès, afin de vérifier la légalité du chantier et d’évaluer les risques pour la population.

Les autorités religieuses se distancent

Les principales Églises du Ghana — catholique, pentecôtiste et évangélique — ont pris publiquement leurs distances. Plusieurs porte-paroles ont rappelé que la Bible elle-même affirme que personne ne connaît le jour ni l’heure de la fin du monde.

Un pasteur d’Accra cité par les radios locales estime que « ces déclarations sensationnalistes risquent de semer la panique inutilement ».

Entre phénomène social et buzz numérique

Comme souvent dans ce type d’affaire, les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la propagation du phénomène. Sur TikTok, des vidéos de l’arche cumulative dépassent déjà plusieurs centaines de milliers de vues, tandis que des débats animés opposent croyants et sceptiques.

Certains internautes comparent Ebo Noah à d’autres figures ayant prédit la fin du monde par le passé — aucune ne s’étant réalisée — tandis que d’autres y voient un acte désespéré face aux crises climatiques qui frappent le monde.

Que penser de cette prophétie ?

Jusqu’à présent, aucune preuve scientifique ou météorologique ne permet d’étayer l’annonce d’un déluge global dans les prochains mois. Les experts interrogés rappellent que les prédictions apocalyptiques ressurgissent régulièrement dans différentes régions du monde, souvent dans des contextes de crise sociale, économique ou psychologique.

Si le phénomène intrigue, les observateurs appellent à la prudence, estimant qu’il pourrait évoluer vers un mouvement sectaire si les autorités ne surveillent pas son évolution.

Une histoire qui fascine et interroge

En attendant, à Akropong, la construction des huit arches se poursuit sans relâche. Pour Ebo Noah, il n’y a aucun doute : « Je fais ce que Dieu m’a ordonné. Ceux qui croient seront sauvés. »
Pour le reste du Ghana et du monde, cette affaire reste pour l’instant un mélange de curiosité, de controverse… et de mystère.


Suzanne Kalambay Mujinga

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