Accord RDC–Rwanda : voici les premières déclarations fortes de Tshisekedi, Kagame et Donald Trump à Washington

La capitale américaine a été le théâtre d’un moment historique : la signature officielle de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous le parrainage direct des États-Unis. À Washington, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont livré leurs premières déclarations publiques aux côtés du président américain Donald Trump, qui s’est félicité d’un « tournant diplomatique majeur ».

Cette signature ouvre une nouvelle page dans l’histoire tumultueuse entre Kinshasa et Kigali, marquée par des décennies de conflits, de méfiance et d’instabilité régionale.


Tshisekedi : « L’accord de Washington est un tournant »

Lors de son allocution, le président congolais Félix Tshisekedi a exprimé une profonde reconnaissance envers les États-Unis pour leur rôle déterminant dans la conclusion de cet accord inédit :

« Je tiens à exprimer, avec la plus grande solennité, notre profonde gratitude au président des États-Unis d’Amérique, M. Donald Trump. Je remercie son administration ainsi que le peuple américain. »

Félix Tshisekedi a insisté sur la portée historique de ce compromis :

« L’accord de Washington est un tournant. La RDC prend l’engagement solennel, en toute sincérité, de mettre en œuvre toutes ses obligations qui découlent de cet accord. Nous espérons que le Rwanda fera preuve du même sérieux. »

Selon le chef de l’État congolais, cette signature témoigne d’une volonté réelle d’instaurer une paix durable dans la région des Grands Lacs, longtemps secouée par des tensions militaires et politiques.


Paul Kagame : « Si cet accord échoue, la responsabilité sera la nôtre »

De son côté, le président rwandais Paul Kagame a surpris par un discours conciliant, reconnaissant la responsabilité partagée des parties signataires :

« Si cet accord venait à échouer, la responsabilité n’en reviendrait pas au président Donald Trump, mais à nous. »

Pour Kigali, ce processus ouvre de nouvelles perspectives, tant en matière de sécurité que de coopération régionale. Paul Kagame a salué le rôle « indispensable » des États-Unis dans l’aboutissement de cet accord.


Donald Trump : « Une nouvelle ère d’harmonie et de coopération »

Très impliqué dans ce processus de paix, Donald Trump n’a pas caché sa satisfaction, multipliant les déclarations marquantes :

« Paul Kagame et Félix Tshisekedi ont passé beaucoup de temps à se battre et s’entretuer, mais ils s’aiment. »

Le président américain a réaffirmé la volonté des États-Unis de s’impliquer à long terme dans ce nouveau partenariat tripartite :

« Aujourd’hui, nous prenons l’engagement de mettre un terme à des décennies de violence et d’entamer une nouvelle ère d’harmonie et de coopération entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. »

Trump a également annoncé des accords bilatéraux entre Washington, Kinshasa et Kigali :

« Les États-Unis signent également nos propres accords bilatéraux avec le Congo et le Rwanda, ce qui débloquera de nouvelles opportunités pour accéder à des minéraux essentiels et apportera des avantages économiques pour tout le monde. »

Et d’ajouter, dans un ton propre à sa rhétorique :

« Nous allons envoyer nos plus grandes entreprises au Congo et au Rwanda. Nous allons extraire certaines terres rares et exploiter certains actifs. Tout le monde va gagner beaucoup d’argent. »


Une étape décisive pour la paix et la stabilité régionales

La signature de l’accord de Washington est présentée comme une étape décisive dans la recherche d’une paix durable en Afrique centrale. Au-delà de son symbolisme, ce pacte engage les deux pays à une série de réformes, de mécanismes de contrôle et de collaboration militaire et économique.

Pour la RDC comme pour le Rwanda, ce pacte marque une rupture nette avec les années de suspicion mutuelle et de conflits dévastateurs, en particulier dans l’Est congolais.


Un moment historique mais fragile

Si l’optimisme était palpable à Washington, l’avenir de cet accord dépendra de sa mise en œuvre concrète sur le terrain et de la volonté réelle des deux gouvernements d’honorer leurs engagements. Les observateurs internationaux restent prudents, tout en saluant une avancée diplomatique que peu croyaient possible il y a encore quelques mois.

Une chose est sûre : Washington a relancé une dynamique que Kinshasa et Kigali devront désormais transformer en actes.


Patrick Kalume Mwanabandu

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