La ville de Durba, dans la province du Haut-Uele, est sous le choc après un drame conjugal d’une rare brutalité. Un homme d’une trentaine d’années a été tué dans la nuit de vendredi à samedi par son épouse, moins d’un an après leur mariage.
Selon plusieurs sources locales, la jeune femme l’aurait poignardé à de multiples reprises alors qu’il dormait profondément.
Un retour tardif qui vire au drame
D’après les premiers témoignages recueillis auprès du voisinage, la tension aurait éclaté lorsque l’homme est rentré chez lui vers 4 heures du matin. Le couple aurait eu une vive dispute liée à ce retour tardif, un sujet qui, selon les proches, créait déjà des tensions depuis plusieurs semaines.
Après cette altercation, l’époux se serait finalement endormi. C’est alors que son épouse, dans des circonstances encore floues, aurait saisi un couteau pour le poignarder à plusieurs reprises. Gravement blessé et perdant énormément de sang, l’homme n’a pas survécu à ses blessures avant son admission à l’hôpital.
Une communauté bouleversée et des réactions en cascade
Le meurtre a provoqué un tollé dans la communauté de Durba, où le couple était considéré comme plutôt discret. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient. Certains dénoncent un acte de barbarie, d’autres y voient le reflet d’une montée inquiétante des violences conjugales dans la région.
Plusieurs internautes appellent les autorités à renforcer la sensibilisation autour de la gestion pacifique des conflits au sein des couples, tandis que d’autres réclament une justice exemplaire.
L’enquête se poursuit
La police aurait procédé à l’arrestation de la suspecte peu après les faits. Elle serait actuellement en détention pour des auditions approfondies. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’acte a été prémédité ou s’il s’agit d’un passage à l’acte impulsif au terme d’une dispute violente.
En attendant les conclusions officielles, ce drame relance le débat sur les violences domestiques à Durba et dans l’ensemble du Haut-Uele, où plusieurs organisations de la société civile tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme.
Cette affaire tragique rappelle l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention, d’accompagnement psychologique et de médiation familiale pour éviter que de telles crises conjugales ne se terminent en effusion de sang.
Suzanne Kalambay Mujinga
