Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé, ce jeudi 27 novembre, une nouvelle série de frappes aériennes contre les positions tenues par les rebelles de l’AFC/M23 dans les territoires de Walikale et de Masisi, au Nord-Kivu.
L’opération, menée à l’aide d’un avion de chasse de type Sukhoï, s’inscrit dans l’escalade des opérations militaires visant à freiner l’avancée de la rébellion dans l’Est du pays.
Des bombardements simultanés dans deux territoires stratégiques
Selon des sources sécuritaires, l’avion de combat congolais a ciblé très tôt dans la matinée deux bastions rebelles :
- Kibati, dans le territoire de Walikale, considéré comme l’un des points d’appui logistiques du M23 ;
- Kasopo, dans le territoire de Masisi, une zone régulièrement utilisée par les rebelles pour leurs mouvements et regroupements.
Les frappes ont été déclenchées aux environs de 9 heures locales, déclenchant une forte agitation dans les deux zones. À Kibati, des témoins affirment avoir observé d’épaisses colonnes de fumée noire s’élevant du camp des rebelles, signe d’importants dégâts matériels potentiels.
Une situation encore instable et un bilan incertain
Jusqu’à présent, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les FARDC, tandis que les combats au sol se poursuivent dans certaines localités proches des zones ciblées. L’accès au terrain reste difficile pour les observateurs en raison des risques sécuritaires et du contrôle exercé par les combattants du M23 dans plusieurs zones.
Des sources locales rapportent néanmoins un climat de grande tension, marqué par des déplacements de population et une forte présence militaire depuis les premières heures de la journée.
Un contexte de guerre persistante dans l’Est
Ces nouvelles frappes interviennent dans un contexte d’intensification du conflit opposant les FARDC, appuyées par les résistants locaux “Wazalendo”, aux rebelles du M23 soutenus par le Rwanda selon Kinshasa.
Ces derniers mois, les rebelles ont accru leur emprise sur plusieurs entités stratégiques du Nord-Kivu, rendant la situation humanitaire de plus en plus préoccupante.
Kinshasa multiplie ainsi les actions militaires pour tenter de reprendre le contrôle du territoire et repousser la rébellion, alors que plusieurs initiatives diplomatiques restent au point mort.
Muller Mundeke Kalonji
