RDC : plusieurs civils tués par balles à Bukavu, la jeune fille Florence parmi les victimes, voici ce qui s’est passé

Une série de meurtres de civils a secoué Bukavu et ses environs au Sud-Kivu ce lundi 24 novembre, ravivant les craintes d’escalade dans les zones sous contrôle des rebelles du M23.

Parmi les victimes figure Florence, une jeune fille de Kamagema, dont la mort a provoqué une vive émotion après la diffusion d’une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux.

Ce qui s’est passé

Selon des témoignages recueillis sur place, Florence a été abattue vers 18h30 ce lundi, au cœur de Bukavu. Des habitants affirment qu’elle est la cinquième victime de la journée : « 3 motards à Nguba, 1 fille à Kamagema et 1 garçon à Kadutu ».

En parallèle, plusieurs sources dans le territoire de Kabare, particulièrement dans la zone de Katana, confirment qu’au moins 22 civils auraient été tués par des hommes armés assimilés au M23.

Parmi eux figureraient des patients hospitalisés, ainsi que leurs accompagnants. Des témoins évoquent un massacre s’étendant jusque dans des structures sanitaires, où des malades et leurs gardes-malades auraient été exécutés.

Le contexte plus large

La présence armée du M23 dans plusieurs zones stratégiques du Sud-Kivu inquiète profondément. La prise de villes et localités importantes a amplifié les risques d’exactions contre les populations civiles. Depuis le début de l’année 2025, plusieurs milliers de morts sont enregistrés dans l’Est du pays, dont une grande majorité de civils.

Par ailleurs, différents rapports documentent des exactions, des exécutions extrajudiciaires et des violences systématiques dans les zones sous contrôle du groupe rebelle. Les récentes tueries de Bukavu et de Katana semblent s’inscrire dans cette continuité, illustrant une dégradation alarmante de la situation sécuritaire.

Réactions de la société civile et des organisations des droits humains

  • La société civile du Sud-Kivu parle d’une « série de tueries ciblées » visant à terroriser la population.
  • Des associations de défense des droits humains exigent des enquêtes indépendantes, estimant que ces actes pourraient constituer des crimes de guerre.
  • Des acteurs locaux de la santé signalent une effroyable violation du droit humanitaire, rappelant que les hôpitaux et les malades sont protégés par les conventions internationales.

Enjeux humanitaires et sécuritaires

Les conséquences de ces assassinats vont bien au-delà du choc psychologique. Le ciblage de civils pourrait entraîner :

  1. Une nouvelle vague de déplacés internes, fuyant les zones occupées.
  2. L’effondrement des services de santé, déjà précaires, si les hôpitaux deviennent eux-mêmes des cibles.
  3. L’enracinement de l’impunité, risquant d’encourager d’autres exactions de la part des groupes armés.

Ce qui doit être fait

Au regard de la gravité des faits, plusieurs mesures s’imposent :

  • L’ouverture d’une enquête indépendante et urgente sur les tueries de Bukavu et de Katana, y compris l’assassinat de Florence.
  • Le renforcement de la protection des civils, notamment dans les zones occupées.
  • Une pression diplomatique accrue pour contraindre les groupes armés à respecter le droit international humanitaire, avec des sanctions en cas de violations avérées.

L’assassinat de Florence et les massacres constatés à Bukavu et à Katana rappellent, une fois de plus, la fragilité des civils face à la progression des groupes armés. Tant que l’impunité persistera, la population restera exposée à de nouvelles vagues de violence.

L’heure est à l’action et à la justice, afin que les civils ne continuent pas de payer un prix insupportable pour une guerre qui n’est pas la leur. Pour l’instant, l’AFC-M23 ne s’est pas encore exprimé quant-à ce


Ivan Kambere à Butembo

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