Des tirs nourris ont semé la panique dans l’agglomération de Sake, en territoire de Masisi, dans la soirée de ce samedi 22 novembre 2025.
Selon plusieurs habitants contactés sur place, des hommes armés ont fait irruption dans le quartier Mosquée aux environs de 20 heures locales, provoquant une vive inquiétude au sein de la population.
Des bandits s’introduisent dans des maisons
D’après le témoignage recueilli par notre correspondant basé à Butembo, des individus armés se sont introduits dans plusieurs habitations avant de tirer en l’air pour intimider les occupants. Pris de peur, les habitants se sont enfermés dans leurs maisons, tandis que des biens de valeur ont été emportés.
« Ils ont forcé les portes, pris des téléphones, de l’argent et d’autres biens. Nous ne sommes plus en sécurité à Sake », rapporte un résident, sous anonymat.
Une insécurité persistante malgré la présence du M23
Sake est actuellement sous le contrôle de l’AFC-M23, mais la population affirme faire face à une recrudescence inquiétante d’attaques criminelles. Certains habitants accusent même certains éléments du mouvement rebelle de complicité ou d’inaction face à cette montée d’insécurité.
FDLR, Wazalendo ou banditisme organisé ?
D’autres sources évoquent la présence de FDLR et de groupes Wazalendo qui « opéreraient discrètement depuis le parc des Virunga avant de se fondre dans la population ». Les positions se contredisent, mais toutes convergent vers une même réalité : Sake est devenue un territoire hautement instable.
Une situation qui s’étend jusqu’à Kimoka
Ce phénomène ne touche pas uniquement Sake. Les habitants de Kimoka, localité voisine, rapportent également des incursions quasi quotidiennes de bandits armés. Plusieurs maisons sont pillées sans qu’aucune force n’assure efficacement la sécurité.
La population lance un cri d’alarme
Face à cette insécurité devenue « quotidienne », les populations de Sake appellent les autorités militaires, administratives et humanitaires à agir en urgence.
« Que les autorités viennent à notre secours. Nous sommes abandonnés. Nous vivons dans la peur tous les soirs », insiste un habitant.
Ivan Kambere à Butembo
